Regard curieux sur une capitale en MOUVEMENTS

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dimanche 22 mars 2009

Parcours Pictoplasma dans Mitte


Depuis 1999, l’agence berlinoise Pictoplasma collecte, compile et classe des personnages graphiques sans paroles de la culture électronique. C’est le « Character Design ». Inspirées de la culture japonaise et proches de la BD, Pictoplasma est devenu expo itinérante, colloque mais aussi éditeur et catalogue. Bref un gros machin epxlorant tout ce qui se fait dans le domaine du graphisme, du dessin, de la BD, de l'animation 3D, et qui ouvert sa dernière expo à Berlin depuis la semaine dernière. Oscar, un ami colombien étudiant aux Beaux-Arts, m'a proposé une balade dans les galeries particpant à l'événement. Sur la vingtaine d'expos, on en a vu cinq, ce qui est déjà beaucoup... trop. Autant j'aime parler des pièces, des films, des spectacles. Autant l'art me laisse assez muette. Je ne sais jamais vraiment comment me situer par rapport à ce que je vois, disons que je n'ai jamais de grand coup de coeur mais si ce que je vois m'amuse, m'indiffère ou surprend. Par contre je conseille le parcours pour découvrir des lieux sympas. Moi, j'ai commencé à Bon Goût, galerie que j'aime bien, créée l'an dernier à Berlin par un couple franco-suédois, et j'ai terminé à Neurotitan, galerie-librairie dans le même esprit que Bon Goût, entre sérigraphie, BD, design et librairie. Voici les images vues, entendues et regardées pendant ce parcours de deux heures.
1. Bon Goût, Torstrasse 110.
Comment Superman est devenu un beauf alcoolo, pourquoi la canette de bière déprime? Qui est vraiment Space Man? Bon Goût nous raconte des histoires d'anti-héros ou de héros déchus à travers le travail de Kottie Paloma et Laurent Imudeglia. La première propose des albums cartonnés fait mains, accompagnés de CD, où elle s'amuse de la déchéance des héros de bande dessinée américains. Ludique, amusant, sadique, moi j'ai beaucoup aimé.
Un peu moins les toiles de Laurent Imudeglia qui place dans de grandes scènes urbaines des Rambo et des supermen à contre-emploi.
2. PanatomTM Gallery, Torstrasse 100.

Holy green jelly from Gangpol & Mit on Vimeo.
Duo bordelais, Gangpol & Mit associe esthétique de jeu vidéo et musique dans des films drôles ou psychédéliques. Ils font également des performances live. A la galerie Panatom, trois télés oldschool passent trois de leurs films, dont ce très tripant Green Jelly.

Sur l'autre mur les peintures de Albert Bertolin, artiste espagnol basé à Berlin. Rat on Strychnine.
3. Johanssen Gallery, Gormannstr. 23
Ici un seul artiste, Chritian Montenegro, illustrateur argentin dont c'est la première expo en Allemagne. Première série sur bois, sur les 7 péchés capitaux. Belles couleurs, belles symétries. L'autre partie de son travail me convainc moins.
4. Circle Culture Galery, Gipstr. 11
L'expo est juste associée à Pictoplasma. On ne voit effectivement pas trop le rapport avec les toiles de Charlie Isoe, peintre et sculpteur australien venu de l'art de la rue. Des cannettes de Sternburg sur toiles de jute, des traces de sang sur des bouts de tissu. Je suis bien sceptique. Seules les grandes toiles possèdent quelque chose de frappant, violent.
5. Neurotitan, Rosenthaler Str. 39, au 1er étage de la Haus Schwarzenberg
L'un des hauts lieux de la culture comics, graphisme, dessins de Berlin.Dans le grand loft, deux expos totalement différentes. La première du collectif I am 8 Bit a investi les murs pour une grand jeu géométrique et coloré à coups de post-its. Au fond c'est le collectif W+K TOKYO LAB qui présente une suite de travaux graphiques, montages photo, illustrations, en lien avec Tokyo.

La Haus der Kulturen der Welt accueille une grande expo également jusqu'à début mai. Tous les renseignements sur ce parcours Pictoplasma ici.
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lundi 9 mars 2009

Fallait pas arriver si tôt... (tard?)


Berliner Kindl Braeurei, dimanche, 5h30. Une queue de taxis stationne devant le 50 Wehrberlinerstrasse. Bien avant l'entrée de la tour de briques, on sent une agitation inhabituelle pour le quartier. Ca sort un peu, ça arrive surtout. Titubants mais excités, on a bien pris soin de ne pas se pointer trop tôt, sillonnant Kreuzkölln à coups de bière gratuites (au Mama qui fêtait son premier anniversaire) et à 1 euro (Bei Schlavinchen, grosse découverte du week-end). Nous voilà au pied de la tour de la brasserie la plus célèbre de Berlin.
Là dedans se tient la grosse teuf du mois à Neukölln : 30 DJs, 10 groupes live, et un bâtiment industriel démentiel. On a déjà raté la séance de la veille (si quelqu'un peut me dire si ça a fermé entre les deux... selon des infos de première main tous les groupes prévus vendredi soir n'avaient pas encore joué à 7h du mat). C'est sans compter sur l'endurance du public technoïde berlinois. Après une demi heure dans la queue devant des mecs de la sécu trop tendus on n'a pas fait 2 mètres. Ca casse quelques bouteilles de verre. Il fait froid. Qui sait combien de temps on va encore devoir attendre. L'excitation s'éteint. On laisse tomber. Les teufs berlinoises en milieu industriel désaffecté ont perdu le charme de la spontanéité. 10 euros l'entrée, sécu et taxis. J'apprends finalement qu'il y a une expo d'un collectif d'artistes de Neukölln jusqu'à la fin mars, Kunst in Turm. Au moins je pourrais entrer dans cet endroit. Pour les renseignements aller voir le journal du Flughafen Kiez. Ouverture de l'expo après 18h, les 14, 21 et 28 mars ou sur demande au 0163 - 733 5110. Au fait la Berlinerl Kindl Brauerei, c'est au Wehrbellinstraße 50, métro Boddinstrasse ou Rathaus Neukölln.
Autre quartier, autre échec... Lange schlange devant le Neues Museum qui ouvrait ses portes pour trois jours, avant de l'inauguration officielle en octobre. Ils ont été 35000 ce week-end à se précipiter dans les salles vides du musée fermé depuis 60 ans, en travaux depuis 10. Le boulot de l'architecte anglais David Chipperfield a l'air superbe malgré les critiques. La rénovation a laissé les traces du passé. Ca ne brille pas assez pour certains. Enfin moi, j'ai raté ça, et je m'en veux un peu. Y'aurait bien la séance de rattrapage fin mars, avec chorégraphie de Sasha Waltz, mais tout est déjà complet. Comme elle l'avait fait avec le Judisches Museum et sa pièce Körper, la chorégraphe berlinoise investit du 18 au 26 mars les pièces vides du Neues museum avec 70 danseurs. Je lance un appel à qui revendrait des places.
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